A la rencontre de… Hervé Millet

A la rencontre de Hervé Millet, fondateur d'une ESN sur Avignon
22/09/2019

Aujourd’hui, je vous propose le premier article d’une longue série : « A la rencontre de… » ! Cette série d’articles sera l’occasion de mettre en lumière chacun des membres de la Waya Team. Et pour commencer en beauté, quoi de mieux qu’une interview d’Hervé Millet, le fondateur et gérant de Waya Tech ?

Dans cette interview, vous en apprendrez davantage sur son parcours, mais aussi sur son rapport à Waya Tech. Vous saurez par exemple pourquoi il a décidé de créer sa propre entreprise de services du numérique, ainsi que ses ambitions pour l’avenir. Cerise sur le gâteau, une interview décalée en vidéo vous attend en fin d’article !

L’interview d’Hervé Millet

Elodie : Peux-tu te présenter ?

Hervé : Je m’appelle Hervé Millet. Je suis né et j’ai vécu la majorité de ma vie en région parisienne. J’y ai rencontré ma femme, Maïté, qui fait d’ailleurs également partie de la Waya Team. Ensemble, nous avons deux adorables jumelles de 13 ans : Manon et Ambre.

En 2015, nous avons décidé de quitter Paris, et sommes venus nous installer dans cette magnifique région ensoleillée qu’est la Provence.

Je suis passionné d’informatique depuis mon plus jeune âge. Grâce à mes parents entrepreneurs, j’ai pu avoir un ordinateur à seulement 14 ans. J’ai très vite commencé à développer mes premiers jeux et outils de gestion.

Naturellement, lorsque le moment est venu de faire un choix d’orientation de carrière, je me suis tourné vers une école d’ingénieur en informatique. Par la suite, j’ai occupé plusieurs postes à responsabilité dans l’univers du numérique. Ils m’ont permis d’acquérir une grande polyvalence, non seulement d’un point de vue technique mais également concernant le management de projets et d’équipes.

Pourquoi as-tu souhaité créer Waya Tech ?

Mon moteur a toujours été de créer et d’apporter des solutions numériques innovantes dans le but de simplifier le quotidien. Cela consiste par exemple à automatiser un maximum de tâches, ou encore à apporter de la valeur grâce aux données et aux capacités incroyables de l’informatique.

Or le meilleur moyen d’y parvenir, c’est d’avoir une compréhension approfondie du quotidien, de l’activité, des objectifs et des motivations des personnes. Ce qui est tout aussi passionnant.

Voilà ce que j’ai eu la chance de faire durant toute ma carrière, en tant que salarié. Puis, j’ai souhaité voler de mes propres ailes. Je suis devenu freelance en 2015, lorsque j’ai quitté la vie parisienne.

J’ai souhaité me mettre à mon compte pour être en mesure d’accompagner au plus près les entreprises dans leur transition numérique. Le statut de freelance m’a conféré une très grande liberté, aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel.

J’ai cependant rapidement constaté que ce statut ne me correspondait pas. J’avais notamment deux grandes frustrations :

  • Moi qui avais l’habitude de travailler en équipe, je me suis tout à coup retrouvé seul. Si au départ c’était très agréable et reposant, cela est rapidement devenu un fardeau. Je m’ennuyais, il me manquait de la vie et des échanges dans mon quotidien.
  • De plus, j’étais lucide et je savais bien qu’en restant seul ma force de production était limitée. Trop limitée par rapport à tous les projets et toutes les idées qui naissaient autour de moi. Il me fallait une équipe.

Voilà pourquoi, après environ un an d’activité, j’ai décidé de stopper mon activité de freelance et de créer Waya Tech. Une entreprise qui me permettrait de développer mon activité et de monter une équipe.

Et d’ailleurs… D’où vient le nom de Waya Tech ?

Ma femme, Maïté, et moi, cherchions un mot simple et court, qui « sonne bien » pour le nom de mon entreprise. Une île des Fidji porte le nom de Waya, et cette sonorité nous a beaucoup plu.

Nous avons choisi de l’associer à « Tech », qui vient bien sûr de « technique ». C’est ce qui représente notre savoir-faire et notre passion.

En seulement 3 ans, Waya Tech est devenu une entreprise solide, qui attire les grands comptes et peut compter sur une douzaine de collaborateurs. Quand tu t’es lancé, imaginais-tu rencontrer un tel succès avec Waya Tech ?

Clairement pas !

Quelle est ta plus grande fierté, dans le cadre de ton entreprise ?

Ma plus grande fierté est d’avoir réussi à constituer une aussi belle et riche équipe technique. Mais aussi d’avoir pu lui proposer un cadre de travail propice à l’épanouissement, à la création de valeur et à l’innovation.

As-tu eu des doutes ?

Oui, bien sûr ! Être chef d’entreprise, c’est prendre des décisions en permanence. Et beaucoup d’entre elles ont un impact déterminant sur les performances et les résultats de l’entreprise.

Je me suis par exemple beaucoup questionné lorsque nous nous sommes lancés sur un nouveau marché, à savoir celui des objets connectés (IoT). Pour le moment, tout se passe bien et cela me conforte dans l’idée que c’était sans doute un bon choix. Mais oui, chaque décision à prendre offre son lot d’incertitudes.

Tu es membre du Club des Jeunes Dirigeants (CJD), est-ce que cela t’a aidé ?

Effectivement. Il faut rendre à César ce qui est à César, le CJD m’a aidé à démarrer, à mettre le pied à l’étrier. Après tout, j’ai lancé Waya Tech à 45 ans, et je n’avais jamais été entrepreneur auparavant. J’avais énormément de choses à apprendre.

Le CJD m’a permis de gagner des années. Il m’a aidé à prendre directement les bonnes directions, à faire les bons choix. Je n’ai pas besoin de faire des erreurs pour comprendre et avancer, car j’ai déjà l’expérience de tous ceux qui en ont commises avant moi.

Tu t’es lancé dans un parcours de labellisation RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). C’est quelque chose d’assez peu commun pour une si jeune entreprise. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

C’est très simple : pour moi, la RSE c’est juste la bonne façon d’avancer. Elle me permet de me poser les bonnes questions : que faut-il faut faire et comment, quelles sont les bonnes pratiques, quelles sont les conséquences positives et négatives de chaque solution…, puis ensuite de prendre la bonne décision.

Par exemple, j’ai besoin d’avoir une équipe. Pour cela, il faut d’abord embaucher des collaborateurs, puis les manager et les rémunérer. Toutes ces choses peuvent être effectuées au hasard, ou bien de façon structurée et responsable. Au final, pour moi la RSE c’est surtout des critères de bon sens.

Il me parait par exemple bien plus normal de bien considérer ses collaborateurs et de les écouter, que de les dénigrer ou de les réprimander à longueur de temps.

Autre exemple : notre machine à café. J’avais le choix entre acheter une machine à café qui produit des déchets et fait ingurgiter une dose d’aluminium à chaque tasse, ou bien une machine à café certes plus chère, mais qui ne produit pas de déchets et ne nuit pas à la santé de mes collaborateurs. Il n’y a pas besoin d’y réfléchir longtemps, le choix est vite fait.

La RSE c’est donc quelque chose de très naturel pour moi. J’ai justement envie de faire les choses bien, d’aider les autres, de nouer des vraies relations professionnelles. Faire les choses bien, ce n’est pas toujours plus compliqué.

Quels sont tes projets et tes ambitions pour l’avenir de Waya Tech ?

Mon objectif principal est bien évidemment de continuer à développer la société. Aujourd’hui, nous avons une belle équipe, avec des activités intéressantes, qui nous satisfont et qui nous permettent de répondre aux besoins de nos clients.

Pour autant, le secteur de l’informatique est en constante évolution. Mon ambition, c’est de rester à la pointe de la technique. Dans les années à venir nous devrons peut-être mettre en place de nouvelles activités, toujours plus innovantes, pour répondre aux attentes de nos clients. Nous pourrions par exemple imaginer nous lancer dans l’intelligence artificielle, la reconnaissance vocale, d’objets et/ou de visages, et bien d’autres choses encore. Waya Tech a un grand potentiel.

Pour autant, je souhaite conserver l’esprit familial qu’il y a aujourd’hui. Waya Tech compte actuellement une douzaine de collaborateurs, et les choses fonctionnent très bien ainsi. J’aimerais donc développer notre activité dans d’autres villes, en créant d’autres agences à taille humaine. En France d’abord, et pourquoi pas un jour à l’étranger…

Place au Fast and Curious !

Vous connaissez les Fast and Curious ? Ces interviews vidéos ont été largement popularisées par le site Konbini. Elles ont pour particularité d’être très courtes (moins de 2 minutes), rythmées et sont toujours basées sur le principe suivant : la personne interrogée doit choisir entre deux réponses possibles.

Voici l’interview décalée d’Hervé Millet :

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